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L’avenue de Dunkerque garde le cap

Posté le 28 Août 2018
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Boostées par Euratechnologies, de nouvelles boutiques font le pari de l’avenue de Dunkerque, dans le sillage du commerce traditionnel qui était autrefois florissant. Sur ce trajet de près de 5 kilomètres, on compte pas moins de sept stations de métro, des trésors insoupçonnés du patrimoine et des personnages hauts en couleurs. De la Silicon Valley lilloise au dernier horloger de Lomme Bourg. Toutes les générations s’y croisent.

Suite de notre série consacrée à ces axes forts de la ville. Aujourd’hui, nous faisons escale avenue de Dunkerque. Cette longue départementale (D933), qui permettait autrefois de relier la côte, avant la construction de l’A25, affole tous les GPS. Si on s’y perd un peu c’est parce qu’elle traverse trois villes d’un trottoir à l’autre : Lille, Lomme et Lambersart jusqu’au numéro 1048, dernière maison de l’avenue à la frontière de Capinghem.

Guide du Petit poucet

Comment se repérer ? Ou se perdre ? L’avenue de Dunkerque prend naissance à Lille, au pont de la Deûle, pour traverser l’île des Bois-Blancs. Nous sommes à Lille des deux côtés de la chaussée jusqu’à la brasserie Le Rapide au numéro 251. Ensuite, à partir du restaurant Chez Laurène, au numéro 253, l’avenue est lommoise côté impair – sur la gauche en venant de Lille – jusqu’au calvaire de Capinghem sur près de 5 kilomètres. Les numéros pairs de l’avenue de Dunkerque jusqu’à la rue Auguste-Bonte, appartiennent à Lambersart. L’avenue de Dunkerque se termine au numéro 1048 chez les Lambersatois. Au 959, côté lommois. On compte pas moins de sept stations de métro entre Bois-Blancs et l’arrêt Bourg où sont exposés d’anciens clichés retraçant l’histoire du quartier.

«Un secteur en plein renouveau» pour Gaëtan Vandewalle

Gaëtan Vandewalle est responsable du service transactions chez Descampiaux Dudicourt qui possède l’une de ses agences historiques avenue de Dunkerque à Lomme. Pour ce spécialiste de l’immobilier, l’arrivée d’Euratechnologies a multiplié les opportunités dans ce secteur. Deux restaurants et une profession libérale ont trouvé leur bonheur ces derniers mois par le biais de l’agence qui enregistre par ailleurs une pénurie de maisons sur ce secteur. Qui dit pénurie, dit attractivité grandissante et prix à la hausse. Le m2 se négocie entre 2 000 et 2 200 euros.

Principal atout : le métro

«  Nous avons vu arriver de nombreux métiers de bouche  », note Gaëtan Vandewalle. Si le début de l’avenue de Dunkerque est très vivant, l’attractivité devient plus clairsemée en amont. On trouve beaucoup de pieds d’immeubles et de vitrines vides. Pas de quoi coller le blues à l’agent immobilier : «  C’est un secteur en plein renouveau. Il faut du temps... Le principal atout de cet axe c’est le métro et les stations V’Lille  ».

Autre signe qui ne trompe pas pour Gaëtan Vandewalle, l’attrait des promoteurs immobiliers pour ce secteur. Plusieurs programmes sortent de terre. Une concurrence pour l’habitat ancien ? «  Pas vraiment. L’immobilier neuf ne s’adresse pas à la majorité des acquéreurs mais plus à des investisseurs. Ces nouvelles résidences ont le mérite de valoriser l’existant.  »

Pascal Baudechon remonte le temps

Pascal Baudechon est l’un des derniers horlogers de la métropole lilloise. Il est installé depuis 1983 dans le quartier du Bourg à Lomme. À la sortie du métro, la place de l’église a gardé son côté pittoresque comme la vitrine de sa bijouterie qui a traversé les époques. «  Quand je me suis installé, il y avait quatre bouchers, deux boulangers, deux teinturiers, une mercerie...  », raconte Pascal Baudechon. Issu d’une fratrie d’horlogers, il a appris son métier dans les pas de son frère aîné en faisant ses classes à l’armée. Il réparait les chronomètres des aviateurs.

Si les commerces sont moins nombreux qu’autrefois, Pascal Baudechon reste très attaché à son «  village  » dont il connaît toute l’histoire et de croustillantes anecdotes. Père de quatre enfants, il aimerait passer le relais à l’un de ses fils. Charles, 19 ans, qui étudie le management, et Adrien, 23 ans, en école de commerce, font leur stage dans l’entreprise de papa. «  Ils ont tout révolutionné  » sourit Pascal. Des vitrines au site Internet, la jeune génération remet les pendules à l’heure.


Source : http://www.lavoixdunord.fr/430850/article/2018-08-11/l-avenue-de-dunkerque-garde-le-cap

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