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L’immobilier lillois a beau être « complexe », il est toujours à la hausse

Posté le 20 Mai 2019
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Les prix de l’immobilier continuent à augmenter à Lille. Plus 3 % annoncés cette année. Le Vieux-Lille, le Centre et Vauban sont toujours les quartiers les plus demandés. Décryptage avec un spécialiste de la question, implanté à Lille depuis de nombreuses années, Philippe Descampiaux.

Comment le marché immobilier lillois se caractérise-t-il ?

Philippe Descampiaux, président de Descampiaux-Dudicourt & Associés  : « Il est contradictoire, complexe. L’immobilier lillois est composé de micromarchés où les prix peuvent varier dans un même quartier de façon très significative (de 20 à 30 %), dans la même rue (exemples rues des Postes ou Solférino…), et dans la même résidence… Ce que l’on peut dire est que la tendance 2018-2019 reste haussière et correspond à près de 3 % en moyenne avec un prix moyen de l’ordre de 2 750 € au m2. Mais fixer un prix répond à énormément de critères : environnement, emplacement, vue, vis-à-vis, luminosité, distribution, configuration, extérieurs… On peut parfois s’interroger sur le sens d’une valeur moyenne. »

Quels sont les biens les plus recherchés ?

« Ce sont les maisons avec extérieurs qui restent la perle rare. Ce qui fait la différence est que l’on ne peut pas pousser les murs d’un appartement, alors qu’une maison offre souvent la possibilité de gagner en mètres carrés et de mieux les gérer. Viennent ensuite les appartements, toujours avec extérieur, qui aujourd’hui nous semblent encore plus demandés que ceux avec parking. Nous constatons que les modes de vie changent en centre-ville, où certains peuvent se passer de la voiture en ville ou n’hésitent pas à rechercher un parking par ailleurs (compter 14 000 € pour en acheter un sur Lille, ndlr). Ceci posé, les biens les plus vendus sont les T2/T3. Non seulement parce qu’ils sont les plus nombreux sur le marché, mais également parce qu’ils correspondent le plus à la sociologie de la population lilloise : souvent jeune, étudiante ou vivant seule… À ce niveau, les petites surfaces qui vont de 25 à 35 m2 sont très prisées. »

Existe-il une vague parisienne qui trouble la donne ?

« Les Parisiens s’installent à quinze minutes de la gare, soit dans le Vieux-Lille, dans le Centre, à La Madeleine Botanique. Ils ne constituent pas vraiment une vague, plutôt un phénomène qui perdure (et qui, par effet de masse, devient significatif). »

Quels sont les secteurs les plus prisés à Lille ?

« Le Vieux-Lille, qui se décompose en trois secteurs : l’historique qui est le plus prisé (de la place Louise-de-Bettignies à la Treille), vers la façade de l’Esplanade (la Citadelle atteint parfois des sommets), puis le quartier autour de la rue Saint-Sébastian… Sinon Vauban, le Centre, Saint-Maurice Pellevoisin, Gambetta se portent très bien… Je pense également que le secteur d’Euratechnologies avec l’avenue de Dunkerque offre un beau potentiel et continue d’attirer les promoteurs… Mais aujourd’hui, c’est

qui attire les regards avec un programme qui en fera un nouveau quartier près du centre. Le tout est de préserver sa mixité pour fixer la population. Il faut des logements, des bureaux et des magasins (ce qui est prévu) pour le faire vivre… »

Et a contrario, quels sont les secteurs que vous jugez les plus fragiles ?

« Pour Lille-Sud, c’est plus compliqué. Il faudra du temps pour faire comprendre et assimiler le changement. Ce quartier est encore en devenir, mais l’on peut espérer que cela prenne, à l’image ce que qui s’est passé avec le quartier Euralille… »

 
Source :https://www.lavoixdunord.fr/575405/article/2019-04-29/l-immobilier-lillois-beau-etre-complexe-il-est-toujours-la-hausse

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